La fin de la Grande Barrière de corail ?

L’Effet Papillon

Les deux tiers de notre planète sont liés par un élément unique : l’eau. Ce formidable vecteur unit les mers et les océans et connecte tout ce qui s’y trouve. Des événements anodins peuvent déclencher des cataclysmes à des milliers de kilomètres : c’est ce qui est surnommé l’effet papillon.

Prenons la Grande Barrière de Corail par exemple. Dans un système si complexe, chaque acteur se doit de jouer un rôle pour la survie de la communauté toute entière. Les coraux agissent comme protection contre les tempêtes et abritent dans leurs myriades de cachettes les espèces qui souhaitent échapper à leurs prédateurs. Petits et grands poissons transforment les déchets des uns en nourritures pour les autres. Ce fragile équilibre a permis la naissance d’un monde sous-marin hyper-connecté, de la taille du Japon, considéré comme le Graal de l’observation d’espèces aquatiques.

Mais toutes ces relations, qui prennent place dans un parc marin si grand soit-il, ne pèsent pas bien lourd comparées aux connexions qui s’opèrent dans l’océan Pacifique.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, le manque d’anchois au Pérou peut rendre fous les éleveurs de saumons canadiens. Autre exemple, en l’absence de saison des pluies en Asie, le secteur du tourisme de la Grande Barrière de Corail, un marché de plus de six milliards de dollars pour l’état du Queensland, va très sérieusement s’inquiéter.

Ces événements qui sont séparés par des milliers de miles nautiques à travers le Pacifique ne semblent au premier abord pas liés. Et pourtant. Deux mots les rapprochent comme s’ils étaient voisins : El Niño.

En mars 1998, la propagation de la chaleur équatoriale est clairement visible au large du Pérou. L'un des épisodes El Niño les plus important jamais enregistré est en marche, affectant les coraux de la Grande Barrière de Corail © NOAA Coral Reef Watch ProgramCe phénomène météorologique porte le nom de l’enfant Jésus car c’est aux alentours de Noël que sa présence se fait le plus ressentir. Lors d’une année «normale» avec une tendance El Niña, les puissants vents d’Est poussent les eaux de surfaces du Pacifique en direction de l’Ouest. Une partie de cette eau chaude s’évapore pour créer la mousson en Asie. Lorsque ces vents d’Est sont trop faibles, comme c’est le cas en 2014, les eaux froides des profondeurs ne remontent pas à la surface du Pacifique Est. Les réactions s’enchaînent : la chaleur équatoriale se propage. La naissance d’El Niño est imminente, et rien ne peut plus l’arrêter.

Les scientifiques spécialisés dans ce domaine annonçaient il y a quelques semaines une probabilité de 75 à 80% d’un événement El Niño moyen à fort pour l’hiver 2014-2015. Depuis, ce pourcentage a été revu à la baisse mais il est impossible à l’heure actuelle de prédire si ses effets seront destructeurs ou non.

D’ordinaire, les pêcheurs péruviens sont les premiers à percevoir les changements annonciateurs d’une mauvaise année. Tels des canaris dans une mine, ils assistent aux prémices d’un phénomène qui va influencer la vie de millions de gens, d’espèces animales et végétales. De retour de pêche, les filets des pêcheurs sont désespérément vides d’anchois. Lors d’un événement El Niño, ce poisson qui affectionne le froid évite les eaux anormalement chaudes de surface, et devient de facto plus dur à pêcher. Lorsqu’il se laisse attraper, ce poisson fourrage est dans la plupart des cas transformé en nourriture pour l’élevage d’espèces plus nobles. Les tonnes manquantes au Pérou peuvent donc faire flamber les prix sur le marché mondial, augmentant les charges des aquacultures à travers le monde et notamment les éleveurs de saumon au Canada, grands consommateurs d’anchois.

En ce qui concerne la Grande Barrière de Corail en Australie, les conséquences peuvent être autrement plus dramatiques. Lors des hivers 1997-1998 et 2001-2002 (été dans l’hémisphère sud), les plus importants cas de blanchiment et mort des coraux ont été enregistrés dans le parc marin. Ces deux hivers qui feront date étaient marqués par de forts épisodes El Niño. Mais que se passe-t-il exactement lorsque les récifs blanchissent?

Un récif est mort suite au blanchiment de son corail © WikipediaLes coraux sont particuliers en ce sens qu’ils font à la fois partie du règne animal et végétal. La part animale vit en symbiose avec une algue unicellulaire appelée zooxanthelle. Comme n’importe quel végétal, au travers de la photosynthèse, il transforme le gaz carbonique en oxygène, créant du sucre pour elle-même ainsi que pour le corail. Mais lorsque la température de l’eau augmente, son métabolisme s’accélère et la quantité d’oxygène produite est telle que le corail pense être empoisonné. Le reflexe est d’expulser la zooxanthelle de son polype. Vu que l’algue donne sa couleur au corail, le blanchiment se généralise dans ces conditions.

Les coraux peuvent tout à fait survivre à ces périodes d’antibiose et de blanchiment, car ils sont capables de trouver d’autres sources de nourriture. Néanmoins ces épisodes à répétition les fragilisent et ils finissent par mourir, envahis par des algues.

Les épisodes El Niño influencent le monde depuis des milliers sinon des millions d’années. C’est un phénomène naturel qui a forcé les espèces à évoluer pour pouvoir survivre. En ce qui concerne les coraux, les dégâts passagers peuvent être limités. Pour cela, un nombre de paramètres doivent être remplis ; le plus important étant la propreté de l’eau.

Le Nord-Est de l’état du Queensland est probablement la région australienne la plus intensivement cultivée. Son climat, sa topographie et son sol fertile la rendent particulièrement propice à la culture de canne à sucre. Après de nombreuses recherches et analyses, il est apparu que cette industrie qui pèse plusieurs milliards de dollars est en partie responsable de ruissellements agricoles synonymes de pollution marine. Les eaux de la Grande Barrière de Corail ont malgré elles capté de grandes quantités de fertilisants, pesticides et herbicides au fil des dernières décennies.

Près de Port Douglas au nord du Queensland, la rivière Mowbray est entourée de champs de canne à sucre. Les eaux de la rivière se déversent directement dans le parc marin de la Grande Barrière de Corail © Jürgen FreundFace à ces constatations, de sérieux efforts ont été faits pour améliorer les pratiques agricoles. Des programmes de nettoyage et d’éducation ont été mis en place, sous la supervision du gouvernement, d’ONG et d’institutions internationales. « Il est clair que l’un des facteurs clés de la santé de la Grande Barrière de Corail est la propreté de son eau » me confirme lors d’un après-midi d’été Tim Badman au siège de l’IUCN à Gland en Suisse. Il est le directeur à l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature du programme Patrimoine Mondial. Cette institution a la responsabilité de conseiller l’UNESCO pour tous les sites naturels inscrits au Patrimoine Mondial. Il connaît bien la Grande Barrière pour y avoir été en personne, et pour avoir recommandé les actions ces sept dernières années. « Dans le monde marin, tout est interconnecté. La qualité de l’eau du parc marin dépend énormément des cours d’eau qui charrient les sédiments jusqu’à la mer. L’énorme travail qui est fait en ce moment en Australie au niveau de l’éducation et de la mise en place de pratiques agricoles concerne des lieux qui sont situés en dehors du site classé au Patrimoine Mondial. Alors même que le site protégé de la Grande Barrière de Corail est gigantesque, de la taille de l’Italie, il faut penser encore plus grand. Selon les derniers relevés scientifiques, il apparaîtrait que nous sommes sur le point de renverser la vapeur en ce qui concerne la propreté de l’eau. Nous ne sommes plus au fond du creux mais en train de remonter la pente, ce qui est potentiellement une excellente nouvelle si cette tendance peut être maintenue, » m’explique-t-il.

Ces programmes de plusieurs millions de dollars portent donc leurs fruits, et les sédiments enrichis ne polluent plus autant qu’avant les eaux de la Grande Barrière. L’une de ces initiatives, baptisée « Project Catalyst », est menée conjointement par le WWF et Coca-Cola. Le site internet du projet annonce fièrement sa mission : « Préserver la Grande Barrière de Corail en innovant dans les pratiques agricoles. Project Catalyst vise à tester et valider les pratiques qui sont toutes aussi bonnes pour les fermiers que pour la Grande Barrière. » L’eau de mer avoisinante pourrait ainsi retrouver doucement une propreté suffisante pour que le corail soit de plus en plus résistant aux réchauffements provisoires et peut-être même durables de l’eau.

Ces coûteux efforts risquent néanmoins d’être réduits à néant dans un futur très proche.

Il est vrai que la vie aquatique de la Grande Barrière a récemment évité de justesse le déversement de trois millions de mètres cube de sédiments de dragage. Dans le chapitre précédent, nous vous parlions du projet d’expansion du port d’Abbot Point qui doit s’agrandir afin d’accueillir de larges navires. Afin que ces immenses vraquiers puissent s’approcher du terminal et récupérer leur chargement de charbon, le sol marin devait être dragué. L’idée de base était de déverser les tonnes de sable et d’argile un peu plus loin au large au beau milieu du parc marin, avec le risque de créer un brouillard toxique pour le récif et toute la vie marine. Face à l’inquiétude du public et des scientifiques, l’état du Queensland a fini par annoncer que le sédiment serait finalement entreposé à terre. Une excellente nouvelle, comme le révèle un article du Independent Australia, étant donné que le fond marin devant le port d’Abbot Point était saturé en substances nocives telles que des résidus de peinture. L’entreprise australienne responsable de cette pollution a d’ailleurs été condamnée à payer une amende de 195 000 dollars pour délit environnemental.

Les coraux et les herbiers marins, primordiaux pour la survie de nombreuses espèces du parc, ont donc été jusqu’à ce jour préservés des dragages. Cependant, la Société de Conservation Marine Australienne (AMCS) rappelle qu’il existe encore de nombreux autres projets de développement le long de la côte qui nécessiteraient le dragage d’une centaine de million de mètres cubes de sédiment. Une quantité largement suffisante pour altérer la qualité de l’eau du parc marin.

Le 19 septembre 2014, un navire déverse les sédiments dragués du port de Cairns, Queensland. Le déversement a lieu dans les eaux du parc marin de la Grande Barrière de Corail © Xanthe Rivett - CAFNEC - WWF-Aus Afin de limiter les dragages, toutes sortes d’idées fleurissent.

Un projet propose par exemple de transférer le charbon d’un bateau à l’autre non pas à l’abri dans un port mais au milieu de l’océan. Cette pratique, connue sous le nom de transbordement, implique le chargement du charbon sur une barge qui l’emmènerait à 30 kilomètres au large où il serait déchargé sur un plus grand navire. Ce procédé protégerait les fonds marins des dragages, mais une telle pratique pourrait s’avérer encore plus dangereuse dans les faits. Sans parler des poussières de charbon qui s’envoleraient à la moindre risée de vent, les transferts devraient être effectué par mer calme. Par mer agitée, les bateaux prendraient alors le risque d’entrer en collision et de perdre une partie ou la totalité de leur chargement. « Cela fait 35 ans que je vois les deux côtés de l’industrie du charbon, explique Peter Dallas, ancien travailleur de l’industrie au Queensland. Selon moi, le transbordement est une erreur. Bien que sur le papier cela paraisse intéressant, ce n’est qu’une illusion et cette pratique est extrêmement risquée. »

Qu’importe les caprices de la mer, les vraquiers devront jour après jour traverser le parc marin afin de récupérer leur chargement au port. Pour canaliser ce trafic maritime en constante augmentation, les autorités ont délimité des passages pour que les bateaux évitent les zones protégées. Pas plus tard qu’en juillet 2014, cela n’a pas empêché un vraquier chinois de prendre un raccourci en direction du port d’Abbot Point. Le capitaine a été reconnu coupable, et devra s’acquitter d’une amende de 85 000 dollars. C’est la quatrième fois depuis 2010 qu’un commandant est condamné pour prendre une route illégale à travers le site classé au Patrimoine Mondial. Un par année en moyenne.

Lorsqu’elles sont cumulées, ces pratiques posent un risque conséquent à la qualité de l’eau du parc. La Grande Barrière de Corail se dirige dangereusement vert la perte de sa résistance naturelle aux phénomènes destructeurs. Pourtant, qu’on le veuille ou non, cette industrie et ses pratiques vont se développer. Le charbon australien sera exporté coûte que coûte, et les quantités annoncées sont faramineuses.

Depuis 1846, ce combustible est extrait des sols du Queensland. Durant l’année fiscale de 2012-2013, plus de 179 millions de tonnes ont été extraites des mines du Nord Est australien pour être brûlées ailleurs dans le monde. Ce chiffre est appelé à augmenter significativement. L’état fédéral a donné son feu vert en juillet 2014 pour le début de l’exploitation de la mine de Charmichael et son potentiel de 60 millions de tonnes par année. Une fois les opérations démarrées, Charmichael détiendra le record de la plus grande mine de l’hémisphère sud. Greenpeace affirme que le charbon miné à Charmichael produira quatre fois plus d’émissions de CO2 que la Nouvelle Zélande. Malgré la taille de la future mine, une seule et unique entreprise sera en charge de son exploitation : Adani.

Adani est la plus grande compagnie énergétique indienne. Au grand dam des écologistes locaux, elle projette de construire et exploiter la mine, la voie de chemin de fer qui transportera le charbon jusqu’à la côte, ainsi que le port d’exportation d’Abbot Point. Aujourd’hui, cette gigantesque société tentaculaire fait face à des charges criminelles dans son propre pays. Adani risque de devoir payer des amendes de plusieurs millions de dollars pour avoir pollué l’environnement lors du développement d’un port situé dans la région du Gujarat. L’accusation parle de la destruction d’une mangrove entre 2001 et 2012 suite aux activités industrielles du groupe.

« Adani est verticalement intégré, m’explique Richard Leck du WWF australien. La compagnie possède les mines, les chemins de fer, les ports, il se peut même qu’elle possède les vraquiers. Mais elle exploite également les usines en Inde qui brûlent le charbon pour l’électricité. Ils sont donc bien moins inquiétés par les aléas du marché que tous les autres acteurs du secteur. Afin de faire tourner leurs usines, ils ont besoin d’un certain type de charbon qui est celui extrait du bassin de Galilée. Les quantités qu’ils importent sont faramineuses ceci afin de satisfaire aux besoins de leurs usines. »

Bien qu’Adani soit assez grand pour ne pas se soucier des fluctuations du marché, d’autres y sont attentifs. Partout dans le monde les prix du charbon baissent, et les investisseurs sont de plus en plus frileux. Les premiers à avoir retiré leurs investissements du financement d’expansion du port d’Abbot Point sont les Allemands de la Deutsche Bank. « Non seulement le cours du charbon baisse, mais des pays tels que la Chine embrassent une vision à long terme résolument plus écologique. Dès lors, l’industrialisation autour de la Grande Barrière devient tout aussi toxique pour le corail que pour les investisseurs, m’explique la sénatrice Larissa Waters, porte-parole des Verts australiens. Le financement d’Abbot Point a été abandonné par des grands groupes, tels que BHP et Rio. L’actuel gouvernement fédéral australien ainsi que celui du Queensland semblent être bloqués avec la récente approbation de la mine Charmichael dans le bassin de Galilée, alors même que le marché doute de l’avenir du charbon. »

Abbot Point fait face au Patrimoine Mondial qu'est la Grande Barrière de Corail. Le port d'exportation de charbon est destiné à devenir l'un des plus grands du monde après les travaux d'expansion © Tom Jefferson / GreenpeaceCes derniers mois, plusieurs pays sont rentrés dans la course aux énergies renouvelables. L’un deux a le poids nécessaire pour faire basculer le monde entier : la Chine. Envahi par le smog qui fait désormais partie du paysage urbain de ses mégalopoles, empoisonnant des milliers de citoyens chaque année, le gouvernement chinois a décidé de prendre le taureau par les cornes. Ne pouvant abandonner le charbon du jour au lendemain, Pékin réfléchit à d’autres solutions. Mais la conséquence irrémédiable sera une réduction importante du charbon importé. Mauvaise nouvelle pour l’Australie qui exporte la majorité de son charbon en Inde, au Japon mais aussi en Chine.

Insensible à la volonté chinoise de trouver des solutions plus vertes, le gouvernement de Tony Abbott s’embourbe dans les énergies fossiles. Non content d’avoir donné son feu vert au développement de la mine de Chamichael, le gouvernement a également réussi à tenir une de ses promesses électorales : abandonner la taxe carbone. L’Australie est ainsi devenu le premier pays développé au monde à faire ce choix.

Une véritable victoire pour l’administration fédérale qui ne cache pas son scepticisme sur le dérèglement climatique. Les pollueurs australiens n’ont désormais plus besoin de financer leurs émissions de CO2. De plus, le gouvernement a annoncé des coupes drastiques dans les budgets afin de réduire la dette souveraine du pays, « pour les générations futures ». Ce n’est malheureusement pas une surprise de découvrir que les départements souffrant le plus de ces économies sont l’environnement et la science.

Pour ne citer que quelques exemples, la GBRMPA (institution responsable de la gestion et la protection de la Grande Barrière, voir chapitre 2) verra ses fonds diminuer de 2,8 millions de dollars sur quatre ans ; le plan de protection pour la qualité de l’eau de la Grande Barrière ainsi que l’institut des sciences marines vont être aussi sévèrement touchés. Autant de domaines qui, aux yeux du premier ministre australien, ne méritent pas d’être financés pour l’avenir.

Le plus étonnant, c’est que les approbations officielles de ces projets industriels autour de la Grande Barrière de Corail sont systématiquement accompagnées d’une foule de contraintes environnementales. Ceci afin de rassurer le public qu’aucun mal ne sera fait au joyau touristique du pays. Cependant, les agences nationales qui doivent s’occuper des contrôles sont souvent surchargées. C’est ce qu’a révélé une enquête faisant suite au désastre écologique de Gladstone Harbour (voir chapitre 2). Le rapport constate qu’en 2011, pas moins de 800 projets sensibles pour l’environnement étaient supervisés par 10 fonctionnaires. Combien seront-ils une fois les coupes budgétaires effectives ? « Un second rapport publié il y a quelques mois démontre que les conditions strictes imposées par l’état fédéral ne sont souvent pas respectées, » confirme Larissa Waters.

Ce rapport de 73 pages arrive à la conclusion que « le département de l’environnement du Queensland n’est pas suffisamment efficace dans son contrôle, sa supervision et la mise en pratique des conditions environnementales, mettant ainsi inutilement en péril l’Etat contre des attaques en justice et l’environnement contre des désastres écologiques. »

D’immenses développements industriels sont prévus et entrepris à proximité d’un écosystème marin unique, avec tous les risques que cela implique. Ces projets seront menés à bien par une société étrangère apparemment peu fiable, et supervisés par une administration qui n’est visiblement pas capable de le faire. Tout ceci pour extraire du charbon dont le monde de demain n’aura sûrement plus besoin.

De nos jours, il n’y a pas que le monde marin qui soit interconnecté. Les papillons sont souvent magnifiques, mais leurs effets peuvent être dévastateurs.

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